Les technologies

La réalité virtuelle

Fermez les yeux. Vous êtes maintenant à bord de l’ISS et contemplez le petit hublot par laquelle vous apercevez notre petite planète Terre. Un astronaute vous explique le fonctionnement du système de génération d’oxygène, et vous emmène faire un tour de la station spatiale en vous laissant la possibilité d’effectuer des opérations de maintenance.

Le mot clé de la réalité virtuelle est l’immersion. Grace à un casque de réalité virtuelle, vous plongez dans un environnement où vos moindres mouvements sont retranscrits par l’ordinateur. La réalité autour de vous n’existe plus, et vous avez la sensation d’être à un autre endroit. Cette supercherie pousse le cerveau à retenir les informations appréhendées, ce qui en fait un atout crucial pour l’apprentissage.

L’intérêt ici n’est pas de remplacer la réalité, mais de lui apporter une alternative quand il n’est pas possible de reproduire des situations dans la vie réelle pour des raisons économiques ou de sécurités.

Une infinité de possibilité s’ouvre ainsi : Excursion sur la planète mars, visite du Colisée à l’époque des romains, expériences de physique-chimie dangereuses… Autant d’activités pouvait aider à l’assimilation de connaissances théoriques ou historiques concrètes.

 

La réalité augmentée

Nous superposons déjà à notre réalité différents supports d’informations afin de nous aider à évoluer dans celui-ci : Textes, images, notices explicatives… Ces éléments atteignent cependant rapidement leurs limites dès qu’il s’agit d’entrer dans des explications complexes.C’est ici que la réalité augmentée entre en jeu. A l’aide de lunette de réalité augmenté ou d’un smartphone, on a la capacité d’intégrer à notre environnement des éléments virtuels de n’importe quelle nature. On « augmente » ainsi notre réalité d’objets et d’informations virtuelles pouvant nous faciliter la vie.

L’utilisation de ces objets se fait ainsi de façon naturelle et apporte de nombreuses possibilités. Un enseignant pourrait par exemple faire apparaitre sur une table de classe une représentation dynamique d’un volcan, et ses élèves pourraient évoluer autour de celui-ci en écoutant les explications de leur professeur.

L’intégration d’éléments dans notre environnement facilite ainsi la collaboration et rend l’information intuitive à appréhender car elle est présenté dans notre réalité de manière similaire aux éléments réels se trouvant aux alentours.

Pourquoi changer notre façon d’apprendre ?

Le constat est que depuis ces dernières décennies, les supports pédagogiques n’ont que très peu évolués : la transmission de connaissances se fait par l’intermédiaire de textes, photos ou vidéos. Bien que de nouvelles technologies comme les tablettes tactiles ou les tableaux interactifs soient disponibles, elles ne servent que de support passif pour ces informations.

Hors, bien des sujets nécessitent de « voir » et de pratiquer. Lire le manuel d’instruction d’un Boeing 747 ne vous permettra pas de faire des allers-retours Paris – New York ! De nombreux domaines théoriques nécessitants d’apprendre des concepts abstraits ont eux aussi tout à gagner à être accompagné de supports permettant de visualiser les concepts en jeu.

Ces méthodes d’assimilation passive des informations ne sont pas adaptées à tous le monde : La majorité de la population a un profil dit « visuel » ce qui se traduit par une meilleure capacité de rétention des informations quand le sens de la vue est stimulé. Des recherches ont également démontrées que l’on retient 20% de ce que l’on entend, 30% de ce que l’on observe, et… 90% de ce que l’on fait.

C’est sur ce dernier point que l’on peut agir avec la réalité virtuelle et augmentée. A quel point notre monde changerait-il si nos étudiants retenaient 90% de ce qu’ils étudiaient ?

Visiter l’intérieur d’un volcan, disséquer un corps humain ou encore démonter un moteur d’avion, tout cela depuis une salle de classe, c’est maintenant possible.

  • Published on:

    10 octobre 2018

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